ARISTIDE KOUAME

CÔTE D'IVOIRE

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Oeuvres de Aristide Kouame

(English version below French version)

Né en 1995 Aristide KOUAME est un jeune artiste visuel ivoirien, passé par l’école nationale des Beaux-Arts d’Abidjan (Côte d’Ivoire), où il obtient une licence en arts plastiques et un master 2 option peinture, Aristide KOUAME a une technique picturale particulière qui s’apparente à la sculpture, des bas-reliefs.

La préservation de la planète via le recyclage, le développement durable sont au cœur de sa motivation pour interpeller le spectateur et transmettre ses propres préoccupations sociétales. Mais aussi la solidarité, le lien entre les hommes … forces vives pour les soixante ethnies (et plus…) de la côte d’Ivoire, émergent de son travail comme une ligne directive. La recherche quotidienne du plasticien dicte sa future production colorée et lettrée.

La réflexion se veut alors au rendez-vous. Car le support n’est - ni plus ni moins qu’un produit de consommation rejeté par l’océan : des tongs recyclées échouées sur le bord d’une plage !

Et surtout le développement durable est abordé par cette idée où la pollution de nos berges et le coté socio-économique sont explorés. Une tong, au-delà du support, montre les aspects manufacturés de notre société. Presque neuf ou complètement rafistolé, le flip-flop suit l’histoire humaine et même le rang social est subodoré…

Une fois choisie, la tong lavée, désinfectée puis découpée sera collée sur une surface apprêtée. Le format de l’œuvre importe peu, même si la grandeur impose plus un défi, mais le fer de lance de l’art figuratif passera par des visages ciselés, souvent cousus.

Minimum 14 heures de travail journalier pendant 1 à 2 semaines Puis les idées germent… s’enrichissent… et finalisent un cheminement qui s’inscrira sur des toiles pour paramétrer l’avenir de la planète par le recyclage, entre autres, de nos déchets. Donner une seconde vie… à ce qui a été rejeté

Un combat personnel se dessine pour vivre de son art et dispenser son savoir. Mais ce combat se veut aussi collectif pour une identité culturelle, plus-value de l’art africain, souvent non valorisée ou stigmatisée sur la plate-forme mondiale.

Et l’idée reste la même : « faire questionner » le spectateur sur l’avenir empreint d’incertitudes et « faire émerger » la fibre artistique chez ses contemporains.